Quand les bactéries font pleuvoir
Une équipe américaine (Brent Christner) en collaboration avec une équipe française (Cindy Moris, de l'Unité de pathologie végétale de l'Inra d'Avignon) a découvert que des bactéries, présentes dans les nuages, pouvaient avoir beaucoup plus d'impact que ce qu'on imaginait sur les précipitations.
On connait depuis longtemps l'existence de noyaux de nucléations dans les nuages, formés autour de particules comme de la poussière par exemple. Ces particules permettent la glaciation de l'eau autour de leur surface et facilitent ainsi la formation des précipitations. Des bactéries, arrivant dans l'atmosphère portées par les vents, peuvent se comporter comme ces particules et ainsi faciliter le démarrage des précipitations.
Les équipes ont effectué des prélèvements de neige dans le Montana et dans les Alpes, en moyenne et haute altitude, et en ont extraits les petites particules, dans le but de découvrir comment ces particules faisaient office de noyaux de nucléation. Bien qu'on se doutait de pouvoir trouver des micro-organismes, les chercheurs ne s'attendaient pas à en trouver entre 69 et 100% (majoritairement des bactéries) ! On aurait donc longtemps ignoré l'un des catalyseurs de la pluie le plus important, les bactéries.
Les bactéries peuvent donc influer sur le climat ? Les météorologistes vont il devoir prendre en compte les communautés bactériennes pour mieux comprendre les modèles climatologiques ?
Elles sont partout...
D'après Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences.